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Entretien avec Flaubert NONO, Manager de l’Ecole de Football Brasseries du Cameroun

Entretien avec Flaubert NONO, Manager de l’Ecole de Football Brasseries du Cameroun 
Dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire de l’Ecole de Football Brasseries du Cameroun, nous avons mené un entretien Flaubert NONO, le Manager Général de ce centre.
 
Qui est Flaubert NONO, Manager de l’Ecole de Football Brasseries du Cameroun (EFBC) ?
Jean Flaubert NONO est un franco-camerounais né et grandi à Lyon. Passionné de football mais n’ayant pas pu devenir footballeur professionnel à l’instar de mon frère aîné Jean Jacques, j’ai choisi de me former afin d’évoluer dans cet environnement exceptionnel qu’est le monde du football. C’est donc ainsi que j’ai opté pour des études dans le domaine du management du sport ; étude qui a été sanctionnée par l’obtention d’un MASTER au sein du très sélectif Centre de Droit Et d’Economie du Sport de Limoges (France).
 
Quels sont les faits marquants de votre parcours professionnel ?
Au terme de mon cursus au Centre de Droit Et d’Economie du Sport de Limoges, j’ai eu très rapidement la possibilité d’avoir des responsabilités comme Secrétaire Général d’un club français.
En 2001, l’appel du pays pressant et la volonté d’apporter une pierre à l’édification du football africain en général et camerounais en particulier, je décide de venir exercer au Cameroun.
En septembre 2008, je suis nommé à la tête de la prestigieuse école de formation des jeunes désirant de faire carrière dans le football. C’est dès lors que m’a été fait l’honneur de devenir le Manager Général de l’ECOLE DE FOOTBALL BRASSERIES DU CAMEROUN.
 
L’EFBC a eu 30 ans en cette année, quel bilan faites-vous de ces 30 années d’existence ?
Avant de répondre, un petit rappel historique ne serait pas de trop. Le 12 mars 1989, la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun, entreprise citoyenne, apportait un début de réponse au problème de la formation des jeunes footballeurs avec la naissance de l’EFBC.
Ce qui me marque c’est que cette initiative précède les exploits des Lions lors de la Coupe du Monde 1990. Cela reflète donc un vrai souci de faire avancer les choses, cette initiative étant donc dénuée d’un quelconque opportunisme.
Le bilan est exceptionnel car l’apport de l’EFBC est palpable à travers la présence au sein des équipes nationales d’anciens stagiaires. Et cette présence est continue au fil des années avec des succès retentissants.
 
Avez-vous prévu des activités particulières pour célébration de ce trentenaire ?
Nous resterons modestes quant aux célébrations car le plus important c’est le souci d’être encore plus présent auprès des acteurs.
Nous ne manquerons pas toutefois de revenir sur le site de l’EFBC sur des faits marquants qui se sont déroulés au cours de ces 30 dernières années. Ce sera une opération 30 ANS 30 SPOTS.
Nous avons également pour projet de réaliser un film documentaire.
 
Quelle est la place de l’EFBC aujourd’hui dans la promotion du Football jeune au Cameroun ?
C’est effectivement au sein de ce football jeune que nous nous sentons véritablement à l’aise. C’est vers lui que nous consacrons la majorité de nos efforts. Bien entendu il y a la COUPE TOP.
Mais notre évolution depuis une dizaine d’années c’est notre souci de participer activement au développement d’un football jeune quelque peu délaissé.
 Aussi nous avons dans un premier temps considérablement augmenté notre participation financière et logistique pour soutenir le TOURNOI INTERNATIONAL DE LIMBE qui se déroule depuis 2003. Nous sommes par la suite allés plus loin en créant des tournois baptisés CHALLENGE GEREMI NJITAP et EASTER CUP, ce afin d’avoir un évènement de ce type tous les 03 mois.
Ces compétitions sont des événements très courus et sont attendus avec impatience par les jeunes footballeurs et les amoureux de football jeune. Cela motive d’autres promoteurs à faire de même tout ceci au bénéfice de la jeunesse camerounaise.
C’est un rôle de locomotive que nous jouons avec le plus grand plaisir et le plus grand sérieux car c’est une responsabilité que nous assumons et assumerons à l’avenir.